Time Capsule
Postwar in a bottle
Appel à candidatures : rejoignez l’équipe encadrante de la winter school
Du 01.02.2027au 05.02.2027
appel à candidature
winter school
workshop
L’école organise chaque année une Winter School d’une semaine réunissant plus de 400 étudiants français et internationaux autour d’une problématique commune avec pour objectif d’expérimenter de nouvelles pédagogies et de travailler collectivement à la ville, au territoire et à l’architecture.
Pour l'édition 2027, l'école a confié le commissariat à Marion Lacas et Jacques Ippoliti, architectes et urbanistes du bureau Vis-à-vis et enseignants à l’école. Ils ont choisi pour thématique la « Time Capsule ».
La Winter School 2027 aura pour particularité de produire des contributions à la future Triennale de la ville et des territoires Potswar. Les productions réalisées pendant la semaine de février seront exposées à l'automne sur le campus.
en savoir plus sur la Triennale Postwar
La première édition de la Triennale de la ville et des territoires Potswar est consacrée à l'héritage de l'après-guerre. Dix controverses - réplicabilité, légèreté, planification, métropolisation, culte de la machine, infrastructures communes, mobilité, confort, sectorisation, État-providence - y sont proposées pour alimenter une interrogation commune : cet héritage, riche et complexe, constitue-t-il une erreur collective à dépasser ou une ressource à réinterpréter ?
La Triennale sera organisée à l’automne 2027 sur les campus de l'Université Gustave Eiffel et dans plusieurs institutions culturelles partenaires (le Centre Pompidou (hors les murs), le Château de Champs-sur-Marne, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, la Ferme du Buisson (Noisiel), les Magasins Généraux (Pantin), la Maison pour tous Victor Jara (Champs-sur-Marne), etc... [liste non définitive]
en savoir plus sur les dix controverses
Réplicabilité L’idée d’une solution optimisée pouvant être reproduite efficacement dans différents contextes et territoires vs une réponse spécifique et adaptée aux lieux et aux usagers.
Légèreté L’économie de matière et la conception légère et efficiente vs une approche moins technique et énergivore pouvant être plus lourde et massive.
Planification Un outil d’organisation centralisé, rationnel et efficace vs le déplacement du centre de gravité vers des initiatives plus souples et locales.
Métropolisation L’accentuation d’une dynamique métropolitaine et de ses avantages de concentration et de mutualisation des services vs l’idée d’exode urbain et d’un rééquilibrage territorial.
Culte de la machine Le fétichisme de la machine et de la technologie comme source de progrès vs la simplification des machines et une régulation de leur utilisation pour retrouver plus de liens humains et préserver les ressources.
Infrastructures communes L’intensification des réseaux et de leur complexité pour équiper et moderniser l’ensemble du territoire vs le questionnement des projets de nouvelles infrastructures, de leurs alternatives possibles et de l’héritage matériel de ces objets.
Mobilité L’accroissement de l’accès à la mobilité à l’échelle locale comme internationale vs la défense d’une forme de localisme pour favoriser les relations et services de proximité.
Confort L’amélioration du cadre de vie et de la maîtrise du confort vs la frugalité et la limitation des excès.
Sectorisation Le zoning pour limiter les imbrications complexes et nuisances, la clusterisation pour créer des pôles d’excellence et d’efficacité vs la ville mixte résidentielle et consensuelle, réintroduisant une diversité d’usages et une occupation de l’espace plus continu.
Etat-Providence Un Etat social fort et interventionniste vs une libéralisation et une privatisation des services.
Time Capsule
La thématique Time Capsule : Postwar in a bottle imaginée par Lacas et Ippoliti pour la Winter School invite à interroger la dimension mythologique des controverses à travers un objet aussi familier qu'étrange : la capsule temporelle.
Avant d’être controversées, ces idées furent des évidences. Elles ont porté les promesses de reconstruction, de progrès et de modernité. L’autoroute incarnait la liberté, le grand ensemble le progrès social, la machine l’émancipation, le béton l’avenir. Ces récits ont progressivement acquis le statut de mythes, au sens où Roland Barthes l’entendait : des constructions culturelles devenues naturelles, des choix politiques transformés en nécessités, des histoires qui ont fini par faire oublier qu’elles avaient été fabriquées. Comment jouer et se jouer de ces mythes, les exposer pour prendre position et interroger leurs imaginaires ?
La capsule temporelle sélectionne ce qui mérite d’être transmis, construit un récit du présent et l’adresse à un futur encore inconnu. Derrière son apparente neutralité, elle révèle une manière de voir le monde, de hiérarchiser les savoirs, de choisir les mémoires et d’imaginer l’avenir. Apparue dans sa forme moderne dans les années 30 et largement diffusée pendant les trente glorieuses, la capsule temporelle est devenue un objet symptomatique de l’après-guerre, scellé dans les fondations d’immeubles ou envoyé dans l’espace. La capsule devient ainsi l’outil d’enquête et de projet : comment archiver une controverse ? À qui cette transmission s’adresse-t-elle ? Quelle forme lui donner aujourd’hui ? Quels récits rend-elle visibles, lesquels continue-t-elle d’effacer ?
Chaque proposition devra donc se saisir d’une des dix controverses pour lui donner corps dans une capsule temporelle, pensée dans une forme ouverte : objet, installation, performance, cartographie, protocole ou dispositif architectural.
Quatre axes de réflexion (facultatifs) sont proposés aux encadrants pour accompagner la conception de leur workshop :
- Archiver : choisir ce qui compte
- Contenir : concevoir l’enveloppe
- Adresser : pour quel futur ?
- Décoder : la capsule comme protocole de lecture
en savoir plus sur les axes de réflexion
(1) Archiver : choisir ce qui compte
Toute capsule temporelle commence par un acte de sélection. Quels objets, pratiques ou récits méritent d'être conservés ? Cet axe invite à interroger les logiques d’inventaire et à produire des protocoles d’archivage alternatifs ou dissidents. Il explore les hiérarchies implicites de la mémoire et les récits qui ont construit (aussi par omission) notre patrimoine collectif.
(2) Contenir : concevoir l’enveloppe
La capsule temporelle doit se doter d’une forme. Comment protéger durablement des matières fragiles ? Comment imaginer un contenant dont la forme elle-même est le message ? Enfouissement, scellement, dépôt en élévation, flottaison : chaque mode d’inscription dans l’espace engage une relation différente au territoire, à la mémoire et à la durée. Cet axe invite à une exploration constructive et matérielle mais aussi symbolique.
(3) Adresser : pour quel futur ?
Toute capsule imagine un destinataire et une temporalité. Dix ans, cinquante ans, plusieurs siècles ? Un individu, une communauté, une civilisation inconnue ? Construire cette adresse, c'est révéler en creux notre propre vision du futur - et notre manière d'habiter le présent. Il invite à travailler la question de la rupture : concevoir pour un futur qui ne nous ressemblera pas, qui pourra peut-être ne pas nous comprendre.
(4) Décoder : la capsule comme protocole de lecture
Une capsule temporelle dont le contenu est illisible, a-t-elle encore un sens ? Comment transmettre non seulement des objets mais les clés pour les comprendre, au-delà des ruptures culturelles et temporelles ? Il s’agira de réfléchir aux langages de la transmission et d’explorer en creux ce que l’on ne peut pas transmettre, ce qui se perd inévitablement, ce que le futur réinterprétera malgré nous.
Appel à candidatures encadrants
La Winter School est un moment festif d'expérimentation. Elle offre la possibilité d'explorer des formats inhabituels, de croiser les disciplines, de tester des hypothèses, d'inventer des objets que l'on ne réaliserait pas habituellement dans un cadre académique. Les productions doivent être réalisables en cinq jours, restituées le vendredi 5 février après-midi devant toutes les communautés et partenaires de l'école, et permettre une exposition à l'automne dans le cadre de la Triennale.
Procédure
Éligibilité
Le présent appel à candidatures est ouvert aux enseignants et aux alumni ainsi qu’à tous les architectes, designers, scénographes, artistes, graphistes, photographes, illustrateurs, chercheurs, journalistes, plasticiens, designers textiles, penseurs, etc...
Date butoir
La date limite pour soumettre une proposition de workshop est le lundi 28 septembre 2026.
Modalités
Candidature exclusivement sur démarches simplifiées
Équipe
L’équipe encadrante peut être composée de 1 à 3 personnes max.
Taux d’encadrement : 15 à 18 étudiants par encadrant.
Chaque équipe désigne un mandataire responsable de la transmission des éléments en amont, pendant et à l’issue de la Winter School.
Fonctionnement
Chaque équipe devra décrire succinctement le type de productions, de rendus, les principes d’exposition, les lieux investis durant la semaine et les moyens matériels requis, et les éventuels partenaires/mécènes mobilisables.
Calendrier
Date limite de dépôt des candidatures
lundi 28 septembre 2026 à minuit
Annonce des lauréats
jeudi 20 octobre 2026
Réunion de coordination avec les lauréats
vendredi 3 novembre à 13h30 (hybride)
Winter School
du lundi 1er au vendredi 5 février 2027
Date limite de restitution des contenus images et textes
vendredi 19 février 2027
Budget
Chaque workshop dispose d'un budget qui est fonction du nombre d'étudiants du groupe dans la limite de 85 € par étudiant. Ce budget comprend l’achat de matériaux, les impressions, les invitations de conférenciers, les visites (déplacements...).
Les commandes de matériels et de fournitures doivent être exclusivement effectuées après accord du service financier de l'Ecole et auprès des fournisseurs de l’école.
L'Ensa Paris-Est porte une démarche volontariste en termes de développement durable et responsabilité sociétale. Les encadrants sont invités à intégrer ce volet à leurs achats et à la valorisation des déchets générés par le workshop.
Téléchargez ici les consignes et la liste des fournisseurs
Les frais de transport, d'hébergement et de repas ne sont pas pris en charge - y compris pour les intervenants ne résidant habituellement pas en région parisienne.
Rémunération
Les intervenants pédagogiques sur contrat
L’encadrement pour la semaine est de 20 heures rémunérées au taux brut horaire de 41.41 euros pour les personnels extérieurs à l’école.
Les titulaires et associés
Les heures ne sont pas rémunérées en supplément mais comprises dans les charges d’enseignement.
La prise en charge s’effectue par lettre d’engagement. Le paiement est effectué après la garantie du service fait, c’est-à-dire avoir assuré l’encadrement du workshop pendant la Winter School et transmis tous les éléments textes et images de restitution demandés.
Les frais de transport et de repas ne sont pas pris en charge.
Informations complémentaires
Participants
Les étudiants de l'école qui participent sont ceux de Licence (L1, L2, L3) et de Master (M1), soit environ 400 étudiants.
La Winter School est ouverte aux participants français et étrangers d'établissements extérieurs sur inscription (90 euros / pers.).
Règles de sécurité
Les sujets proposés ne peuvent comprendre pour leur réalisation : des travaux en hauteur, un point feu, une préparation alimentaire.
Démontage et recyclage de fin de la Winter School
Dès la fin du jury, chaque encadrant est en charge du démontage et du tri pour recyclage des matériaux utilisés selon indication des moniteurs.
Exposition pendant la Triennale
Les productions réalisées pendant la semaine de février doivent pouvoir être exposées à nouveau à l'automne sur le campus dans le cadre de la Triennale Postwar.
Communication
Le nom pour désigner notre établissement est Ensa Paris-Est. L’intervenant s’engage à utiliser cette appellation en toutes lettres pour désigner l’école dans ses communications et à taguer @ensaparisest sur ses publications Instagram/Linkedin.
Commissariat
Marion Lacas et Jacques Ippoliti sont architectes et urbanistes diplomés de l’ENSA Paris-Malaquais et co-fondateurs du bureau VIS-À-VIS.
Ils mènent des projets entre architecture et territoire, à la recherche des complémentarités entre ces deux domaines. VIS-À-VIS cherche à maintenir un certain éclectisme et une pluralité d’actions et de sujets, de la maîtrise d’œuvre urbaine à celle architecturale, en passant par des projets en résidence et des études urbaines dans un souci de construire un langage commun, capable de circuler entre les échelles, les disciplines et les personnes impliquées dans la transformation du territoire. VIS-À-VIS est lauréat à deux reprises du concours Europan (E13 et E16) et réalise actuellement la maîtrise d’oeuvre des espaces publics du site minier d’Arenberg.
Marion Lacas enseigne à l’ENSA Nantes en licence et en master dans le champ Ville et Territoire et Jacques Ippoliti à l’ENSA Paris-Est dans la filière Fragments.
Winter School
du 1er au 5 février 2027
Date limite de candidature pour les encadrants
lundi 28 septembre 2026
Dépôt des candidatures sur démarches simplifiées
Renseignements administratifs
auprès de Nassima Baloul
Commissaire
Jacques Ippoliti,et Marion Lacas, architectes et urbanistes, VIS-À-VIS
Retour sur :
Winter School 2026
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Photo
Winter School 2026
© Alexandre Ferreira